Bergerie des anges
Benoît et Ghislaine GILLE

Tél : 06 74 65 17 58
11 Le Masgiral
23 000 Saint Christophe

Nos chiens de protection

Une nécessité pour maintenir l’arbopastoralisme et une agriculture extensive

Depuis 2016, nos chiens de protection, essentiellement des bergers d’Anatolie, nous protègent des attaques des loups.

Pour qu’un chien soit réellement efficace et heureux dans sa mission de protection, nous sommes convaincus d’une chose : le chien ne doit pas être seul dans les deux premières années de sa vie avec son groupe de moutons. Les chiens sont des êtres sensible, sociable et affectueux. Même s’il y’a un transfert affectif avec les moutons, le chien reste un chien. Vivre et partager des émotions et des actions avec un de ses congénères est un besoin surtout lorsqu’ils ont moins de deux ans. L’attachement au troupeau a lieu si le gardien du chien a un attachement à son troupeau et une présence éducative suffisante auprès du chien pour encourager, valider et nourrir cet attachement.

Petite annonce

Chiots à vendre

Beaux mâles et femelles kangals disponible le 08 September 2025.

Sevré à 3 mois.

Acclimaté au troupeau ovin et équin. Respecte clôtures électriques.

Initié grâce à la meute de protection présente sur la ferme.

Découvrez nos chiens

Nous proposons une portée par an à la vente, en faisant attention à ne pas encourager l’effet de mode que ces chiens génèrent par leur beauté et leurs compétences.

Ce sont des chiens adaptés aux grands espaces, enclins à la patrouille pour repousser les prédateurs éventuels. Ils doivent vivre dans un environnement qui respecte le métier d’agriculteur.

Le chien de protection n’est ni un chien de garde ni un chien d’attaque : le premier moyen de dissuasion qu’il utilise est l’aboiement afin de prévenir de sa présence. Et oui, à la campagne, il y a des des coqs qui chantent, des moutons qui bêlent, des chevaux qui paissent, de la poussière de faucheuse et des chiens qui aboient. Ce n’est pas une carte postale mais la vraie vie. :)
Si les chiens sont suffisamment socialisé et bien traité, il n’y a aucun risque au’un touriste ou un promeneur soit mordu.

Ce qui nous a amené à travailler avec des chiens de protection

En 2014, nous subissons une première attaque de loup non reconnue. L’ONCFS ne s’est même pas déplacé car elle était sûre qu’il ne s’agissait pas du loup à Saint-Christophe.
Depuis notre arrivée et ce, pendant 2 ans, à Chatenois, à 15km de Dombrot, les attaques de loup reconnues étaient récurrente. Nous pensions ne pas y échapper. Il fallait se préparer d’autant plus que nous avions une fragilité supplémentaire par rapport à presque tous les éleveurs ovins c’est d’être en plein air intégral et de ne pas avoir de bâtiment comme zone potentiel de repli.

Il nous a fallu 2 ans pour envisager et valider l’idée de travailler avec des chiens de protection. Et pour l’avoir fait, grâce notamment au soutien et à l’aide financière d’amis et de l’association biodynamique d’Alsace-Lorraine, nous nous demandons aujourd’hui pourquoi nous ne l’avons pas fait plus tôt. Nos moutons shropshires sont mieux avec la présence des chiens. Heureusement car nous avons subi entre 2016 et 2017 de nombreuses attaques reconnues et non reconnue. Nos chiens étaient trop jeunes.

Vis-à-vis du loup nous avons une tolérance, c’est-à-dire que nous ne sommes pas opposés à sa présence dans nos forêts mais il n’a pas sa place dans notre écosystème verger.

Le loup est un prédateur qui contribue comme tout prédateur à la régulation des animaux en forêt et des animaux malades (cervidés, sangliers, blaireaux, renards, mulots, etc)
Il va limiter ainsi les dégâts causés par ces animaux au niveau des jeunes arbres, des jeunes plants.

Dans nos milieux pastoraux et agricole, sa présence pose problème car si on accepte la présence des loups alors on doit bien lui reconnaître une place physique concrète. À notre sens, il est trop dérangé en forêt alors que le loup a toute sa place en forêt.
La cohabitation possible du loup dans les espaces pastoraux doit être équilibrée. On entend par équilibre qu’on donne une réelle capacité à l’éleveur de se protéger (présence humaine, chiens, clôture électrique) : Le système doit être adapté et réalisable. On ne peut pas sacrifier les moutons pour les loups. On ne peut pas sacrifier les loups pour nos élevages. Comment faire?

Pour nous le débat sur la présence du loup en France repose trop sur le monde de l’élevage ovin alors qu’il devrait être centrée sur quel type d’agriculture on promeut: l’agriculture de plein air est la plus pénalisée. On devrait pouvoir bénéficier de compensation à la cohabitation avec les loups. Depuis notre déménagement nous ne bénéficions plus d’aide loup parce qu’en Creuse, officiellement il n’ya pas de loup. Faut-il attendre d’être attaqué pour se protèger ?