Nos moutons shropshire dans la Creuse
La race Shropshire résulte de l’amélioration de brebis indigènes des zones frontalières entre le Staffordshire et Shropshire, en Angleterre. Elle est très rustique et peu exigeante sur le fourrage. Elle présente également de bonnes qualités laitières et bouchères ainsi qu’une bonne prolificité et un corps harmonieux.

À la Bergerie des anges, nos brebis shropshire nous permettent de pratiquer une agriculture biologique de haute valeur environnementale. Nous aimons cette race pour sa rusticité, son pâturage dispersé, sa beauté, le respect des arbres et sa gentillesse si elle est bien traitée.
Nous entretenions avec nos brebis shropshire nos vergers en agriculture biologique. Nous avons opéré une sélection afin de maintenir la qualité de respect de l’arbre : nos moutons shropshire ne mange à aucun moment de l’année les écorces d’arbres.
En pratiquant la biodynamie, nous avons durant de nombreuses années protégé la ressource en eau sur l’impluvium Vittel-Contrex. Mais la gestion de l’eau dans les Vosges nous a poussé à nous relocaliser dans la Creuse.
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Il nous semble important de vous faire part de ce qui se passe au niveau de la gestion de l’eau, qui impacte tous les citoyens. En tant que paysan sans terre demeurant sur les terres de Nestlé Waters, nous n’avions pas d’accès à l’eau pour abreuver nos moutons shropshire qui protégeaient la ressource en eau.
Agrivair (filiale de NW) est chargée de protéger la ressource en eau pour le compte de la multinationale par son implication dans le monde agricole. Nous étions en désaccord profond avec notre propriétaire et Agrivair sur leur cahier des charges, qui est censé protéger la ressource en eau.
Ce cahier des charges et la question de l’emploi permettent, sous couvert de ne pas opposer économie et protection de l’environnement, d’éviter de parler des choses qui fâchent, comme :
- L’épuisement de la nappe C des GTI
- Le manque d’eau dans certaines communes alors qu’elles se situent au-dessus de réserves d’eau importante
- Les auto contrôles généralisés (sur les quantités d’eau pompée) qui ne donnent aucune garantie rigoureuse aux citoyens.
Nous ignorons les raisons d’un tel choix, mais formulons plusieurs hypothèses :
- Les communes font le choix délibéré de ne pas gêner le minéralier dans l’exploitation des nappes d’eau ?
- Les communes subissent plus ou moins des pressions ?
- Menace sur l’emploi ? Promesse ou non de subvention ?
- Peur d’un procès éventuel en cas d’impact sur les forages existants du minéralier ?
Et surtout, il existe une surexploitation de l’eau au profit d’un intérêt industriel. Cette surexploitation a bien failli conduire en 2019 à un projet de transfert d’eau par pipeline pour les populations locales au profit du minéralier du secteur.
Le collectif Eau a œuvré afin que le projet de transfert d’eau (pipeline Valfroicourt) ne soit pas réalisé. Nous adhérons à la cause défendue par le collectif Eau 88 (qui regroupe 4 associations dont UFC Que Choisir, Vosges Nature Environnement, L’Association de Sauvegarde des deux Vallées et Oiseaux Nature). Cette cause donne priorité aux habitants et non au business de l’eau.
Si vous souhaitez vous informer de manière indépendante et beaucoup plus précise sur ce sujet, vous pouvez aller sur le site de leauquimord, qui reprend depuis 6 ans l’historique de la problématique de l’eau à Vittel, Contrexéville et les communes avoisinantes: www.leauquimord.com



Découvrez l’historique de la race Shropshire
Depuis 1853, à la manifestation de Gloucester, des tentatives avaient été faites pour enregistrer le pédigrée de béliers Shropshire. En effet, avec une conformation définie précisément, les sélectionneurs pourraient vendre plus cher un bélier de qualité, tandis que celui qui cherche à améliorer son cheptel aurait plus de confiance dans son choix de reproducteur.
Suite à un déclin au cours du début des années 1900, la race Shropshire a connu une nouvelle renaissance en Nouvelle Zélande. Les éleveurs de la région ont retenté la même expérience avec des résultats identiques, ils évitent l’utilisation de désherbants chimiques et répondent aux exigences des marchés. Ils la croisèrent avec d’autres races autochtones, mais les brebis issues de ces croisements attaquaient les plantations. Face à ce constat, les éleveurs Néo-Zélandais réimportèrent des brebis et des béliers d’Angleterre.
Cette demande fut si importante qu’entre 1973 et 1992, l’effectif en Angleterre est passé de 402 à 1844 brebis reproductrices dans 78 troupeaux.
